
En vrac dans le Monde arabe et au Moyen-Orient…
Arabie saoudite – Yémen : depuis quelques mois, les tensions ont repris entre les Houthis du Yémen et le Royaume saoudien. Ces dernières semaines, les frappes houthies ont visé aussi bien les aéroports, que les bases militaires ou les infrastructures pétrolières.
Outre les dégâts matériels, ces attaques ont entraîné des pertes humaines dans le Royaume :
À la lumière des récents évènements, la question des alliés militaires de l’Arabie saoudite se pose plus que jamais. Alors que le pacte de la Mecque (avec le Pakistan et la Turquie, voir l’article de Martine Bulard) aurait été activé, les États-Unis restent silencieux :
Côté saoudien, les autorités ont annoncé avoir mené 2 309 frappes de précision, tuant 1 250 Houthis (Voir l’article de l’AFP) et avoir « neutralisé » les moyens houthis (Voir l’article d’Arab News).
Égypte : une chose est sûre, les perturbations sécuritaires de ces derniers mois en mer Rouge ont démontré l’importance du canal de Suez pour le commerce international mais aussi pour l’économie égyptienne.
Le pays en a pleinement conscience et entend éviter que cette voie maritime ne compromette l’acheminement des marchandises à l’avenir. L’Égypte a dès lors entrepris des travaux pour construire une alternative terrestre au canal de Suez :
Libye : cette semaine, le pays a connu un épisode important de pluies paralysant et inondant les rues de Tripoli, la capitale libyenne.
Selon les premières informations, ces inondations auraient causé la mort d’une personne et de nombreux dégâts matériels :
Maroc – Espagne : voilà qui risque de ne pas apaiser la situation ! Le roi espagnol, Felipe VI, s’est rendu en visite dans l’enclave de Ceuta, dont la souveraineté est revendiquée par le Maroc :
La prochaine escale du couple royal aura lieu à Melilla, autre territoire disputé par l’Espagne et le Maroc :
Alors quelle réponse de Rabat ? Eh bien, la diplomatie reste pour l’instant silencieuse, se gardant de relancer une nouvelle crise diplomatique :
Sahara occidental : ce territoire est au cœur des négociations entre les représentants du Front Polisario, du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Ce processus est placé sous l’égide de l’ONU et avec l’appui des États-Unis.
En effet, le 31 octobre prochain, le conseil de sécurité de l’ONU devra statuer sur le prolongement de sa mission et sur l’organisation d’un référendum au Sahara occidental :